Les activités communautaires dans le bassin versant de la Nation Sud

Bassin versant de la Nation SudBassin versant de la Nation Sud

La qualité de l’eau utilisée à des fins récréatives

Les niveaux d’E. coli varient considérablement le long de la rivière Nation Sud et dans ses principaux affluents. La concentration minimum d’E. coli observée dans les quatre stations le long de la Nation Sud (1996-2001) était de 4,0 cellules par 100 ml. Les concentrations maximums observées à Spencerville, Chesterville, Casselman et Plantagenet étaient de 190,0, 3100,0, 1800,0 et 3100,0 cellules par 100 ml respectivement. Les concentrations annuelles moyennes d’E. coli semblent généralement inférieures à l’OPQE pour les utilisations récréatives, sauf pour 1996 et 2000, lorsque des rejets annuels moyens élevés ont probablement contribué à l’augmentation des niveaux. Les niveaux moyens d’E. coli dans les affluents sont tous plus élevés que ceux observés dans le cours principal de la rivière Nation Sud.
 

 

La pêche dans la Nation Sud

Le ministère de l’Environnement et le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario contrôlent, depuis plus de 25 ans, la présence de contaminants dans le poisson-gibier à plus de 1 700 endroits dans les lacs et les rivières intérieurs de l’Ontario et dans les Grands Lacs. Les résultats de ces contrôles sont ensuite publiés sous forme de mises en garde concernant la consommation. Le poisson-gibier fait l’objet d’analyses pour contrôler la présence de toxines telles que le mercure, les PBC, le DDT et les dioxines. On publie ensuite des mises en garde sur la consommation fondées sur les lignes directrices de Santé Canada. Par exemple, des niveaux de mercure supérieurs à 0,45 ppm donnent lieu à certaines restrictions, tandis que les poissons ayant des niveaux de 1,57 ppm ou plus sont jugés impropres à la consommation.

On ne publie des mises en garde sur la consommation de poisson de la Nation Sud que pour un seul emplacement (rivière Nation Sud : Dundas, Stormont, Russell). Des mises en garde pour la plupart des poissons-gibier limitent la consommation à huit ou quatre repas par mois. Les espèces prédatrices telles que le doré jaune et le doré noir faisaient l’objet de mises en garde plus rigoureuses. On a jugé impropres à la consommation les dorés jaunes (> 22 pouces) et les dorés noirs (> 14 pouces) de plus grande taille.

CanoeingCanoeing

Comparativement aux autres rivières intérieures du Sud de l’Ontario, il semblerait que la Nation Sud fasse l’objet de mises en garde plus rigoureuses en matière de consommation du poisson-gibier. Dans la rivière Rideau, la carpe, la perchaude et le grand brochet font tous l’objet de mises en garde moins rigoureuses, et aucune espèce de la rivière Rideau n’a été jugée impropre à la consommation. Des mises en garde semblables (pour la Rideau et la Nation Sud) ont été publiées pour la barbote et le crapet-soleil. Dans d’autres bassins versants agricoles tels que ceux de la rivière Sydenham et de la rivière Big Creek, les mises en garde touchant le doré jaune et le grand brochet ne sont pas aussi rigoureuses, et là encore, aucune espèce de ces rivières n’a été jugée impropre à la consommation.

 

Tiré de Conservation de la Nation Sud : State of the Nation Report