Profil du bassin versant de la rivière du Lièvre

Bassin versant de la LièvreBassin versant de la LièvreLe bassin versant de la rivière du Lièvre est un sous-bassin de la rivière des Outaouais.

  • Aire de drainage : environ 9 542 km2
  • Direction générale de l’écoulement : vers le sud
  • Eaux d’amont : lac Head, situé à l’extrême nord du bassin versant
  • Confluence : la rivière des Outaouais dans le secteur Masson-Angers de la Ville de Gatineau
  • Municipalités : 28
  • Population approximative : 38 841
  • Longueur totale : 330 km
  • Couverture terrestre prédominante : forêt (75 %)
  • Utilisation prédominante des sols : foresterie et agriculture
  • Rivières et affluents : Rivière Mitchinamecus, rivière Kiamika et rivière du Sourd

Le bassin versant est limité à l’ouest par le bassin versant de la rivière Gatineau, au sud-est par celui de la rivière de la Petite Nation et au nord-est par le bassin versant de la rivière Rouge. Le territoire que draine le bassin versant de la rivière du Lièvre chevauche trois régions administratives. La région des Laurentides est la plus importante avec une superficie de 81 % du bassin versant, la région de l’Outaouais est la seconde avec une occupation de 13 % du bassin versant et finalement la région de Lanaudière constitue 6% du territoire du bassin versant.

Adapté de « Pour la qualité de l'eau du bassin versant de la Lièvre: PORTRAIT », publié par le Comité du bassin versant de la rivière du Lièvre (COBALI), 2005.

Les enjeux prioritaires dans le bassin versant de la Lièvre

Réservoirs et de barrages

La présence des réservoirs occasionne une problématique pour la reproduction de certaines populations de poissons. Le marnage entraîne une perte d’habitat observable pour le touladi et cette problématique est particulièrement lourde de conséquence au réservoir du lac du Poisson Blanc puisque de nombreuses frayères à touladis ont été répertoriées en zone littorale peu profonde. Quant aux autres barrages voués à la villégiature, à la production hydroélectrique, à la régularisation ou au contrôle des inondations, ils contribuent à limiter la libre circulation du poisson tout comme les ponceaux mal aménagés.

La qualité de l’eau dans le bassin versant de la Lièvre

Lièvre. Source: COBALILièvre. Source: COBALIBassin versant de la LièvreBassin versant de la LièvreSur la rivière du Lièvre, la pratique de la drave a entraîné jusqu’en 1993 une richesse économique indéniable. Cependant, le séjour prolongé du bois dans l’eau influence directement la qualité de l’eau. Les résidus du bois et les dépôts d’écorce se concentrent dans le lit de la rivière et occasionnent une demande biochimique accrue d’oxygène (DBO5).

Le bois et l’écorce du bois sont constitués de substances organiques (tanin et lignine) et de substances nutritives (azote et phosphore). Les tanins et la lignine agissent sur la couleur de l’eau qui devient particulièrement foncée (de couleur jaunebrun) en certains endroits où il y a concentration de billes.

Cependant, les effets et l’impact des substances organiques et nutritives du bois sur la qualité de l’eau sont difficilement quantifiables. En 2002, le Comité de consultation sur la gestion de la rivière du Lièvre (CCGRL) a organisé une activité de récolte de billes flottantes. La zone de récolte était de Val-des-Bois à St-Aimé-du-Lac-des-Iles et 150 cordes de bois ont été retirées de la rivière. Des billes sont encore présentes au fond de la rivière et sur les rives et chaque crue en ramène à la dérive, en plus des débris et des arbres déracinés.

Débit d'eau dans le bassin versant du Lièvre

Bassin versant de la LièvreBassin versant de la LièvreLe niveau de l’eau varie de façon naturelle selon le climat, les pluies, les crues du printemps et d'autres facteurs naturels. Sur la rivière du Lièvre, les débits d'eau sont mesurés aux différents barrages ainsi qu'à certaines stations localisées entre ceux-ci.


Rivière
Débit moyen (m3/s)
Mont-Laurier 96.55
Mitchinamecus 18.05
Klamika 14.06

Adapté de « Diagnostic et choix des enjeux », publié par lee Comité du bassin versant de la rivière du Lièvre (COBALI), 2006.

L’utilisation des sols dans le bassin versant de la Lièvre

Bassin versant de la LièvreBassin versant de la LièvreLa superficie des terres publiques dans le bassin versant correspond à 78% du territoire. La grande majorité de ces terres sont localisée dans les territoires non organisés (TNO) situés dans le secteur nord du bassin versant. Au niveau de l'affectation des terres, les deux secteurs qui occupent une grande partie du territoire, sont le secteur forestier avec une occupation de près de 75% et le secteur agricole avec une occupation de 17% du territoire.

L’exploitation et l’aménagement forestiers ainsi que l’industrie du bois sont des activités économiques importantes tout comme le secteur du tourisme, également lié à la forêt par le biais de la chasse, de la pêche et de plus en plus par celui du tourisme de plein air.

Espèces sauvages dans le bassin versant de la Lièvre

Cerf de Virginie / White-tailed deerCerf de Virginie / White-tailed deerLa diversité des composantes physiques (plaine, plateau, lacs, rivières, fleuve) offrent des habitats naturels diversifiés aux espèces fauniques et floristiques.

Cependant, des modifications du milieu naturel, comme par exemple, le remblayage de milieux humides, la construction de routes ou de résidences, le déboisement des rives qui entraîne de l’érosion et un réchauffement de l’eau, le marnage, surtout pendant la période de fraie, etc., peuvent affecter directement la survie de certaines populations de poissons, de certaines espèces d’oiseaux qui vivent ou nidifient près des milieux aquatiques et même de petits mammifères, de reptiles ou d’amphibiens. En plus des inconvénients ainsi causés aux activités de villégiature, de plein air, de pêche et de chasse, cette destruction menace la biodiversité des écosystèmes.

Des modifications du milieu naturel, comme par exemple, le remblayage de milieux humides, la construction de routes ou de résidences, le déboisement des rives qui entraîne de l’érosion et un réchauffement de l’eau, le marnage, surtout pendant la période de fraie, etc., peuvent affecter directement la survie de certaines populations de poissons, de certaines espèces d’oiseaux qui vivent ou nidifient près des milieux aquatiques et même de petits mammifères, de reptiles ou d’amphibiens. En plus des inconvénients ainsi causés aux activités de villégiature, de plein air, de pêche et de chasse, cette destruction menace la biodiversité des écosystèmes.


Les changements climatiques dans le bassin versant de la Lièvre

Le bassin versant de la rivière du Lièvre est dans la zone de climat continental humide. Au sud, le climat est très clément et il passe à un climat froid et humide dans la partie nord du bassin versant.

Sous l’influence du climat, le type de végétation dominante change du sud vers le nord. La vegetation passe successivement par plusieurs sous-domaines bioclimatiques. Le sous-domaine de l’érablière à caryer se retrouve exclusivement sur une étroite bande le long de la rivière des Outaouais près de l’embouchure de la rivière du Lièvre ; l’érablière à tilleul couvre la partie sud du territoire et ce jusqu’au domaine de l’érablière à bouleau jaune. La sapinière à bouleau jaune occupe la partie nord et la sapinière à bouleau blanc l’extrême nord du territoire du bassin versant. Cette dernière correspond au début de la limite sud de la forêt boréale, qui recouvre une partie importante du nord du Canada.

Activités communautaires dans le bassin versant de la Lièvre

Bassin versant de la LièvreBassin versant de la LièvreLe canot et le kayak

En effet, depuis 1993, l’arrêt du flottage sur la rivière du Lièvre laisse une place de plus en plus importante aux activités nautiques qui jadis étaient très limitées en raison du danger de collisions avec les billes flottantes. La partie en amont de la rivière offre une navigation dans des milieux encore sauvages. Le réservoir Mitchinamecus, de même que le lac Némiscachingue, sont des plans d’eau très appréciés des navigateurs de plaisance. Ce sont deux tributaires importants de la rivière du Lièvre.

À partir du lac Nemiscachingue, en passant par les lacs Toulouse, Culotte, Adonis et Orthès jusqu’au lac Iveteaux, près de 100 km de la rivière est cartographié pour la navigation en canot ou en kayak. Ce tronçon de la rivière coule sur le territoire des pourvoiries des Cent-Lacs, Lounan et Menjo et des zecs Normandie et Mazana.

Les affluents de la rivière du Lièvre et les lacs du bassin versant

Bassin versant de la LièvreBassin versant de la LièvreLes affluents de la rivière du Lièvre

Le bassin versant de la rivière du Lièvre compte quatre principales rivières : la rivière du Lièvre, la rivière Mitchinamecus, la rivière Kiamika et la rivière du Sourd. Il y a aussi de multiples affluents qui se jettent dans ces rivières partout dans le bassin versant.

Les lacs du bassin versant de la rivière du Lièvre

Des 3768 lacs du territoire du bassin versant, les plus importants en superficie sont des réservoirs:

  • réservoir du lac du Poisson Blanc (85,21 km2),
  • réservoir Mitchinamecus (64,75 km2),
  • réservoir Kiamika (42,48 km2) et
  • réservoir de l’Escalier (11,14 km2).

Quelques grands lacs ont des superficies supérieures à 10 km2 et sont principalement localisés dans la partie nord du bassin versant:

  • Lac Némiscachingue (16,60 km2),
  • Lac-des-Îles, (16,24 km2),
  • Grand lac du Cerf (12,67 km2),
  • Lac à la Culotte (11,40 km2) et
  • Lac Adonis (11,34 km2).

Dans la partie sud du bassin versant, le plus grand lac est le lac de l’Argile (4,51 km2).

Adapté de « Pour la qualité de l'eau du bassin versant de la Lièvre: PORTRAIT », publié par llee Comité du bassin versant de la rivière du Lièvre (COBALI), 2005.